Département de la Seine-Saint-Denis · Société
Protection de l'enfance : le Département veut que chaque adulte écoute et croie
La Seine-Saint-Denis mise sur le repérage systématique des violences, de la crèche au collège, avec la campagne « Ça va mal, dis-le » et la formation de ses professionnel·les de l'enfance.

L'essentiel
- Ce que ça change
- Les professionnel·les de l'enfance sont formé·es au repérage par le questionnement systématique, et les lieux d'écoute se multiplient, y compris en PMI pour les plus de 16 ans.
- Pour qui
- Professionnel·les de l'enfance, équipes éducatives, collèges, associations jeunesse
Le Département de la Seine-Saint-Denis présente sa politique de protection de l'enfance autour d'un message : écouter et croire les enfants. Il s'appuie sur un constat porté par le juge des enfants Édouard Durand : la société ne prend pas assez au sérieux la parole des enfants qui révèlent des violences.
Avec la campagne « Ça va mal, dis-le », le Département veut sensibiliser l'ensemble des professionnel·les qui travaillent avec les enfants au repérage systématique, que ceux-ci fréquentent la crèche, l'école, l'hôpital, la PMI ou un club de sport. La Cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip) traite toutes les alertes, dont les appels au 119.
La prévention commence tôt. Chaque année, des bilans de santé sont réalisés dans les écoles maternelles (vue, ouïe, motricité). Des infirmières puéricultrices et des auxiliaires de puériculture de PMI y vérifient la santé et le développement des enfants de 3-4 ans, et peuvent aussi déceler d'éventuelles violences.
Les collégien·nes ont accès à l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (Evars). À Pierrefitte, des élèves du collège Pablo-Neruda ont créé une revue sur le consentement avec l'association Citoyenneté Jeunesse.
Le Département étend aussi les compétences de ses PMI à la santé sexuelle pour les plus de 16 ans, et soutient des lieux d'écoute comme Tête à Tête, à Rosny-sous-Bois, et Etap'ados, à Pantin.
Parce que l'agresseur impose le silence à l'enfant victime, il faut que les professionnel·les qui travaillent avec des enfants pratiquent le repérage par le questionnement systématique.
La source
Nous avons lu : Seine-Saint-Denis, publié le .
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